Operettes



 
Anne DORIAN


Artiste lyrique, interprête du répertoire d'Opérettes

Petit résumé sur l'Opérette:



L'opérette est la fille naturelle de l’opéra-comique, « une fille qui a mal tourné, donc la plus charmante », dira Camille Saint-Saens
.

 Comme elle, elle alterne numéros chantées (et parfois dansés) et dialogues, la seule différence avec cette dernière étant l'utilisation de musique « dite » légère pour ses partitions et le fait qu'elle a une fin le plus souvent heureuse.

 Cette forme théâtrale et musicale existait évidemment, bien avant que le terme soit créé. Le premier ouvrage répertorié (et reconstituée) à laquelle il est assimilé, est Le Jeu de Robin et Marion attribué à Adam de la Halle et écrite à la fin du XIIIe siècle.
 Bon nombre d’opéras comiques du XVIIIe (en particulier ceux créés sur les Foires St Germain et St Laurent) et du début du XIXe siècle (avec, par exemple, certains ouvrages de François Adrien Boieldieu, Daniel-François-Esprit Auber ou Adolphe Adam), sont également ses dignes ancêtres.
Le vaudeville (originellement avec couplets) en est également une des formes primitives, ainsi que les Singspiels allemands et autrichiens du XVIIIe siècle.


L’opérette s’exporte en Autriche vers 1860, à l’initiative de compositeurs tels Karl Millöcker ou Franz von Suppé. Offenbach, lors d’un voyage, à Vienne, rencontre Johann Strauss fils qui suit alors les traces de son père en composant avec un énorme succès, valses et polkas. Il le pousse à se lancer dans l’Opérette. Malheureusement, les livrets qui lui seront fournis sont, pour la plupart médiocres, mais ses partitions sont de tels petits chefs d’œuvres que la plupart de ses ouvrages font toujours partie du répertoire courant. Ses dignes héritiers seront : Carl Zeller, Jean Gilbert, Franz Lehar, Paul Abraham, Leo Fall, le compositeur d’origine tchèque Ralph Benatzky ou encore le hongrois Emmerich Kálmán. Il est à noter que certaines opérettes viennoises se terminent parfois de façon nostalgique.


Peu de temps après la naissance de l’opérette en France, l’Espagne voit la renaissance de la Zarzuella, un genre créé près de deux siècles plus tôt pour tenter de concurrencer l’opéra italien. Mais c’est sous la forme d’opérette qu’elle opère ce retour. Bizarrement, elle ne passera (fort injustement) que très rarement les frontières. La raison en est peut-être que bon nombre d’entre elles sont essentiellement régionales. Il est à remarquer qu’elle ne dédaigne pas, parfois, des fins tragiques.


Ses sœurs française et viennoise ont, par contre, eu plus de chance et rapidement ont envahi toute l’Europe et même passé les océans. Elles ont suscité de nombreuses vocations et l’on peut recenser de façon parfois anecdotique, des opérettes grecques, italiennes, arméniennes, russes, roumaines, scandinaves, ou plus tard américaines, … Robert Pourvoyeur, qui fut un grand spécialiste du genre s’est amusé à consacrer une série d’articles à ce répertoire méconnu, dans la revue Opérette, au cours des années 80.

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Anne Dorian

LE VIN AILE


Résumé sur l'Opérette

Depuis le 18 novembre 2009

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